Dimanche 30 juillet 2006


Et de trois ! Eins zwei drei dans la langue du grand vainqueur de la journée, qui réussit la passe de trois : Indianapolis, Magny-Cours et Hockenheim, autant de succès qui font psychologiquement et mathématiquement mal à Fernando Alonso et Renault, KO sur le Ring aujourd’hui. Le losange et son partenaire pneumatique avaient rudement encaissé le coup pour l’édition du centenaire du GP de France, sur leurs terres, et leader du championnat espérait rendre coup pour coup à l’Allemand en le privant d’une victoire devant son public. La hiérarchie qui s’était dessinée pendant les qualifications a cependant été respectée en course. Ce soir, Renault comme Alonso doivent se demander comment endiguer le raz-de-marée rouge. Schumacher revient à 11 longueurs d’Alonso, qui ne possède plus qu’un joker, deux au grand maximum.

 

Kimi Räikkönen n’a pas complètement tordu le cou au mauvais sort. Le Finlandais a pris un envol impeccable et a suivi un plan de marche parfait jusqu’à un premier pit stop précoce, à l’issue de la 9è boucle. Las, la roue arrière droite n’a pas tourné rond et Kimi ressortait des stands après 19 secondes d’immobilisation, derrière Rubens Barrichello. Sans la mauvaise fortune du Finlandais, Michael Schumacher et Felipe Massa aurait dû sortir le grand jeu et tous leurs atouts pour briser la trajectoire victorieuse de la flèche d’argent.

 

Alonso a également joué de chance dans son malheur. Ralf Schumacher n’a pas connu l’après-midi le plus tranquille qui soit et a dû passer 4 fois par les stands pour finalement terminer hors des points alors qu’il pouvait légitimement espérer se placer devant les deux R26. Celle de Jarno Trulli a été épargnée par les pépins, mais n’avait pas la partie facile en s’élançant du fond de la grille. Et pourtant, l’exploit est à souligner : l’Italien franchit le drapeau à damiers sur les talons des deux R26 d’Alonso et Fisichella, 5è et 6è.

 

A noter l’esquisse de renouveau de Honda. En soufflant les bougies de son 300è GP, Honda a dû également souffler sur le moteur de Barrichello en flamme. La prestation de Jenson Button, brillant 4è, est en revanche plus encourageante. A confirmer dès Budapest.

 

Ron Dennis se félicitait avant le départ de la décision de la FIA d’interdire le système de suspension à absorption de vibrations. Le patron des gris avait raison : la MP4-21 se positionne désormais comme l’une des favorites de Budapest, au grand dam de Renault, écurie qui semble le plus souffrir de l’interdiction de la FIA. Räikkönen allié involontaire de Schumacher avant de devenir son équipier en 2007 ? L’avenir proche le dira. Pour l’heure l’écurie de Woking a compris une chose : en permettant à Räikkönen de se placer sur une rampe de lancement très haut placée sur la grille de départ, il peut jouer la gagne. La leçon a fait ses preuves, elle fera probablement des petits d’ici la fin de la saison.
Dimanche 16 juillet 2006

Jamais un pilote n'avait inscrit huit fois une course à son palmarès. Michael Schumacher (Ferrari) a créé ce formidable précédent, dimanche, à Magny-Cours, pour le grand prix du Centenaire. Renault a adapté la stratégie de Fernando Alonso sans succès. La 2e marche du podium attendait l'Espagnol.

L'Allemand Michael Schumacher (Ferrari) s'est imposé sur le circuit de Magny-Cours, signant le 88e succès de sa carrière. Pour sa quatrième victoire de la saison, il a devancé l'Espagnol Fernando Alonso (Renault) et le Brésilien Felipe Massa (Ferrari).

Le septuple champion du monde, parti de la pole position, a remporté le GP de France pour la 8e fois, établissant un nouveau record absolu de victoires dans une même épreuve.


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Une fournaise

Sous une chaleur accablante de 36°C sous abri, la Ferrari de Schumacher s'est montrée intraitable et surtout intouchable. Il n'a jamais été inquiété malgré sa stratégie à trois arrêts. A ses côtés au départ, son coéquipier Massa a bien contenu les premiers assauts d'Alonso, parti de la troisième place et qui a tenté dans les tout premiers virages de se glisser dans le sillage de Schumacher.

Mais le Brésilien n'a pas cédé et a permis à son chef de file de s'envoler vers un cavalier seul. Voyant que les pneus Michelin étaient capables de tenir de longs relais, Renault a alors modifié durant la course la stratégie d'Alonso, passant à deux arrêts afin de doubler Massa.

Opération réussie pour le champion du monde espagnol qui n'a ainsi cédé que deux points à son poursuivant allemand au Championnat du monde pilotes. A ce rythme, Alonso sera sacré en fin de saison.

Pour son GP national, vraisemblablement le dernier de la saison, le Français Franck Montagny a terminé la course, dernier à trois tours de Michael Schumacher.

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