
Fernando Alonso n’est pas du genre à attendre de voir venir, malgré la formule ‘so British’ toute faite qu’il sert à chacune de ses présentations de Grand-Prix, comme la plupart de ses collègues, formatés pour régurgiter un ‘speech’ trop convenu. A Silverstone, Fernando n’a pas fait sien l’adage anglais ‘wait and see’. L’Espagnol a poursuivi sur sa lancée des qualifications (il avait dominé les 3 phases), en abattant ses atouts les uns après les autres, notamment dans la partie négociée autour de Bridge, où personne n’a fait un pli face au champion du monde en titre.
Le plus dur consistait pour Alonso à virer en tête à l’extinction des deux.


Seul espoir de Toyota de marquer des points (Trulli s’élançait de la 22è et dernière place à la suite du changement de son moteur et de sa non participation aux qualifications) Ralf Schumacher payait les conséquences d’un départ raté et se faisait harponner par Speed dès la première boucle. Webber et sa Williams ne pouvaient éviter
Ce fut l’occasion pour Alonso de commettre la seule erreur d’un Grand-Prix par ailleurs en tout point parfait : au jeu du chat et de la souris derrière le safety car, l’Espagnol entamait une série d’accélérations/freinages violents des plus dangereux. Surpris, Kimi Räikkönen fut à deux doigts de heurter


Comme en Catalogne, Alonso s’est échappé à coups de dixièmes de secondes, Schumacher pointant en 3è position, incapable de porter une attaque sur le deuxième, Räikkönen endossant en Grande-Bretagne le rôle dévolu à Fisichella en Espagne. Comme sur le circuit de Catalunya, l’avance d’Alonso lui permit de gérer la deuxième partie de course après un ravitaillement impeccable. Comme en Espagne, Schumacher a mystifié le dauphin d’Alonso lors des pit stops, en signant les meilleurs temps dans les 2è et 3è partiels. Räikkönen n’a rien pu faire pour contrer l’Allemand, et s’est dès lors mis en demeure de retenir Fisichella, revenu dans ses roues dans les 10 dernières boucles. Malgré les invectives de son stand lui expliquant qu’il devait prendre sa revanche de Suzuka 2005 sur le Finlandais, Giancarlo ne parvint pas à faire trembler Kimi.
Le début de saison du Renault F1 Team fait parler les chiffres !Le début de saison du Renault F1 Team est exceptionnel à plus d’un titre et les chiffres ne manquent pas de le souligner. A tout seigneur tout honneur : la R26 se montre à la hauteur de la tâche qui lui est assignée cette année. En 7 courses, elle a remporté 5 victoires et décroché 4 pole positions ainsi que 2 meilleurs tours. Ses pilotes sont montés sur le podium à 9 reprises et se sont hissés 6 fois sur la première ligne d’une grille de départ. Les deux châssis ont déjà aligné près de 4000 kilomètres en course, dont plus de 1300 à la première place d’un Grand Prix. Avec 91 points marqués sur 126 possibles, le Renault F1 Team porte son taux de réussite à 72% - contre 60% en 2005 au même stade.
Sur ce point, le champion du monde en titre, Fernando Alonso, fait encore plus fort. L’Espagnol est monté sept fois sur le podium en sept courses, dont quatre fois sur la première marche et trois fois sur la deuxième. Avec 64 points sur 70 possibles, son taux de réussite passe à 91% ! Il a décroché à Monaco son 13ème podium consécutif : deuxième sur la liste de toutes saisons confondues, mais encore loin du meilleur score détenu par Michael Schumacher, qui a monté 19 fois sur le podium en 2001-2002. Giancarlo Fisichella, pour sa part, est parti depuis la pole position en Malaisie. Il s’y est également imposé. Il est monté sur le podium pour la deuxième fois à Barcelone.
Dans quinze jours, à Silverstone, l’équipe pourra améliorer encore ces statistiques. Elle saisira la moindre occasion !
D'après un communiqué de presse du Renault F1 Team...
